We Take it Slow – Potosi

Mercredi 12 novembre (Jour 37)


L’arrivée à Uyuni vers 14h30 signe la fin de notre tour et les au-revoir avec nos compagnons de route.

Notre prochaine étape: Potosi. Nous déciderons si nous nous y rendrons le jour même ou bien si nous passerons la nuit à Uyuni en fonction des horaires des bus. Nous laissons nos gros sacs à l’agence et allons nous renseigner à la gare routière. Plusieurs visites aux compagnies de bus, jusqu’à cette dernière où nous demandons quand est-ce qu’il y a des bus pour Potosi. En fait le bus est juste derrière nous, en partance imminente (30Bs = 3,54€, 3h de trajet). Nous leur demandons d’attendre 10 min le temps d’aller chercher nos sacs; ils proposent alors de faire un stop à l’agence avec le bus pour les récupérer. Deal! Je monte à l’avant avec le chauffeur pour lui indiquer où s’arrêter exactement (et bien-sûr je me tromperai ensuite de porte pour accéder à l’agence).

C’est parti pour 3h de bus. Il n’y a pas de toilettes et dans toute cette précipitation nous n’avons pas pris nos précautions (je survivrai jusqu’au bout rassurez-vous).
De la mauvaise musique des années 90 nous tient compagnie, puis de la musique bolivienne (je ne me prononcerai pas sur sa qualité). Les lamas, ânes, moutons, cochons défilent le long de la route, vallonnée. Ca monte et ca descend du bus, les travailleurs finissent leur journée.

18h, nous arrivons à destination.
Un pipi et 2Bs plus tard, on se demande à quel terminal de bus nous sommes et comment rejoindre le centre ville. Nous prenons un mini bus où la course est à 1,5Bs = 0,18€ peu importe où on va.

Nous trouvons un hostal où nous passerons la soirée tranquille (Hostel Felcar, 35Bs la nuit/pers  = 4,13€ en chambre double, SDB commune)

*****

#We Learn Things
Potosi:
Potosi est une des villes les plus hautes du monde, située à 4000m d’altitude (180,000 habitants). Elle a été fondée en 1546 après la découverte de sols riches en minerais (argent principalement) dans le Cerro Rico, la colline attenante à la ville, et est aujourd’hui classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, reflet de son passé glorieux avec ses nombreuses églises, architecture coloniale et rues étroites.
Les mines de Potosi sont parmi les plus importantes au monde, en terme de travailleurs et de production de minerais.

*****

 

Jeudi 13 novembre (Jour 38)


Réveillée super tôt, je ressens le mal de l’altitude mais ne le réalise pas tout de suite. Une  fébrilité avec une grosse sensation de faim. A cela s’ajoute un petit mal de tête. Je ne pense pas à l’altitude car tout s’était très bien passé juste avant pendant le tour dans l’altiplano (~4000m).

Je reste tranquille au lit le matin pendant que Ptit Brie va au marché. Puis vers 13h, nous allons nous balader, à deux à l’heure. Mais où es-tu oxygène?

On ressent un vrai dépaysement en Bolivie:
Beaucoup de femmes – qui m’arrivent TOUTES sous l’épaule – en costume traditionnel: sandales plates ouvertes, jupe longue évasée, un châle sur les épaules, 2 longues tresses noires qui descendent dans le bas du dos, un chapeau sur la tête.
Des étaux de fortune à tous les coins de rues tenus le plus souvent par des petites mamies recroquevillées sur leur mini chaise sur le trottoir, vendant des friandises, de l’eau, des empanadas, du pain. Ici, pas de boulangerie, tout s’achète dans la rue et les marchés. Les prix sont dérisoires. Un petit pain rond (un peu plus gros que la paume de la main) vaut 50 centimes Bs = 0,06€ , une empanada de queso (chausson brioché fourré au fromage) 1B = 0,12€.

 Nous allons faire le tour des agences pour nous faire une idée des sorties organisées dans les mines (entre 70 et 150Bs = 8,26€ et 17,70€). Je ne sais pas encore si je veux participer, cela dépendra de l’organisation du tour et de mon état d’esprit. Cela me semble bizarre de faire un tour touristique dans un lieu chargé d’histoire – souvent malheureuse – où des vrais gens se tuent à la tâche pendant que toi tu viens faire une petite visite. A voir.

Nous allons ensuite au Museo de la Moneda (40Bs = 4,72€): chiant à mourir. Notre guide bolivienne nous a fait la visite en français mais c’est comme si une vache espagnole me parlait en portugais.
J’ai retenu que la ville a été classée en l’UNESCO en 1987, qu’un navire échoué au large de la Floride a été retrouvé je ne sais pas quand avec plein de pièces de monnaie historiques fabriquées à Potosi et que les Etats-Unis ont refusé d’en faire don à la Bolivie (tu trouves un trésor, il est à toi, c’est la règle) si ce n’est 2 petites pièces, et que la France (en Bretagne) a fabriqué des billets pour le pays (le Chili aussi).
Voilà. Ne me remerciez pas pour ce moment de culture.

Ah si! Les “machines” faites de bois et tirées par des bestiaux pour créer la monnaie et affranchir les pièces étaient intéressantes à voir.

 

Une petite sieste plus tard (aujourd’hui nous sommes des vieilles mamies qui tournons au ralenti), nous allons à un restaurant végétarien près de notre hostel, la Manzana Magica (la Pomme Magique, toute une promesse). C’était plutôt bon et pas cher (hamburger de lentilles + frites 9Bs = 1,06€; coca 0,71€).

Demain sera un autre jour.

 

Oh, oh
Can we take it nice and slow, slow
Break it down and drop it low, low

(merci Selena)

 

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