We Make our Own Way – Amazon

Jeudi 20 novembre (Jour 45)


Après une bonne nuit de sommeil, je me réveille aux bruits de la jungle, un peu avant 6h et vais observer/écouter ce qu’il se passe dehors. Le tonnerre a grondé et la pluie est tombée un peu avant l’aube. Les oiseaux chantent. Les singes hurleurs démontrent qu’ils méritent bien leur nom.

Puis retour au lit pour une petite heure avant de tous se retrouver au petit déjeuner (pancakes! Dulce de leche!).

Des singes araignées (jaunes) ont élu domicile dans les arbres derrière notre campement et font les fous.

Stop looking!
Stop looking at me!

Les moustiques sont là eux aussi, la pluie de la nuit les a faits sortir et ils s’en donnent à coeur joie sur nos peaux de gringos. Alicia ne parlera que de ses piqûres pendant 3 jours…

 

Ce matin nous reprenons la pirogue pour explorer les bras de la rivière et observer la faune.

Nous croisons encore moults caimans, des singes et de nombreux volatiles: hérons, cigognes, aigles, vautours, ibis, martin-pêcheurs… et aussi de grands aras bleus. Ca nous rappelle que ces oiseaux ne sont pas que des « oiseaux de cage » mais que certains vivent aussi en liberté.

Héron
Héron
Hoazin huppé
Hoazin huppé

 

Nous sommes un groupe de filles. Un groupe de filles qui fait dans le cliché. Un groupe de filles qui a toujours envie de faire pipi. Et dans une pirogue au milieu de la rivière, il n’y a pas beaucoup d’options…
Pause pipi sur une berge pour Lena, Marion, Jess et Ptit Brie. Le reste d’entre nous reste sur la pirogue et va un peu plus loin essayer de se frayer un chemin sur un petit bras de la rivière envahi par la végétation.

A quelques mètres des filles qui sont sur la berge, sur cette même berge, un caiman nous observe tranquillement. Ca n’a pas l’air d’effrayer Norman notre guide qui préfère trouver un moyen de traverser le bras plutôt que de retourner chercher les filles. Je suis lol (et zen).

vas-y tourne la tête à droite tu verras ton souper
Vas-y tourne la tête à droite tu verras ton souper

Nous finissons par les récupérer puis retournons à notre besogne: tracer notre chemin!
Le guide et le piroguier (ça se dit ça « piroguier »?) ont oublié leur machette, ça nous aurait bien aidé… Des plantes type « nénuphars » recouvrent l’eau et des troncs d’arbre barrent le passage. On prend de l’élan, on fonce dans le tas, on avance de 50cm, on recommence… On attache une corde aux troncs, et fait marche arrière pour les dégager du chemin… On passe une demi-heure à essayer d’avancer.
Finalement on descend de la pirogue pour alléger le poids et essayer de retirer la végétation tout en tirant l’embarcation.
Puis un dernier « vas-y je prends de l’élan et je fonce dans le tas » et nous voilà de l’autre côté, les pieds mouillés mais le coeur fier \o/

Oh hisse!
Oh hisse!

On continue donc notre exploration.
Nous apercevons des dauphins roses de l’Amazone. Lena et Marion se jettent à l’eau mais ils ne semblent pas d’humeur joueuse et restent à distance.

*****

#We Learn Things
Dauphin rose de rivière:
Oui, il existe des dauphins de rivière, et oui il existe des dauphins roses. Ils sont endémiques à l’Amérique du Sud (Vénézuéla, Brésil, Colombie, Pérou, Equateur, Bolivie) et peuvent atteindre 2,40m pour 150 kg. C’est très bizarre à voir, on a l’impression que c’est un animal tout droit sorti de la Préhistoire.
Le dauphin amazonien a été déclaré « trésor national de Bolivie » en 2012.
L’animal a sû s’adapter à la vie en eau douce: il possède un front bossu, une mâchoire fine et longue (pour fouiller dans le sol/branchages et débusquer les poissons), et une nageoire atrophiée (il n’en a pas besoin en rivière). Sa couleur est dûe à l’environnement dans lequel il vit: les eaux de rivière sont plus chaudes que celles de l’océan, par conséquent le dauphin a le sang plus chaud, d’où sa robe rosée. Il est aussi pratiquement aveugle car les eaux sont troubles et il n’y verrait rien de toute façon; mais il compense avec un puissant sonar.
C’est beau l’évolution non?!

*****

Nous rentrons au camp en fin de matinée puis disons au-revoir à Lena, Marion et Jess après le déjeuner. Elle ont choisi un tour de 2 jours uniquement (3 pour nous) et vont passer les 3 prochains jours dans la jungle au lodge de Madidi Travel pour une autre excursion.

Je rejoins mon lit pour un peu de lecture et de repos mais il fait super lourd et je me fais attaquer par les moustiques à travers la moustiquaire (ne PAS toucher le filet!). Je vais alors retrouver les autres à un mirador en marge du camp.
Allongée sur un banc, pas de moustiques, bercée par une petite brise bien agréable, donnez-moi des fruits, une pirogue, quelques livres, et je me vois bien rester ici quelques semaines!

 

Retour au camp juste à côté et petite visite aux singes araignée à l’orée de la forêt juste derrière. Et là je découvre des indices d’un méfait commis la veille: un reste de butin dérobé par les singes! 2 bananes avaient disparu de notre chambre mais je me disais que ça ne pouvait pas être eux (Ptit brie c’est toi?), les fruits étaient quand même bien rangés sur la table de nuit, au milieu d’autres affaires. Et bien si! Je découvre une boîte vide (RIP cookies) que Jess nous avait laissée dans la chambre. Chenapans!

En fin d’après-midi, nous reprenons notre pirogue préférée pour aller à la pêche aux piranhas (qu’on relâchera si jamais on réussit à en pêcher).
Nous nous engouffrons dans un bras un peu plus calme de la rivière et Norman fait des videos nous tend des cannes à pêche: du fil de pêche enroulé autour d’un petit bout de bois avec à l’autre extrémité un hameçon. L’appât: de gros bouts de viande de la taille du pouce qui lorsqu’on remonte notre hameçon à la surface ne sont guère plus gros qu’un grain de riz. Malins les piranhas! Ils savent chaparder sans se faire prendre! Autant dire que nous ne sommes pas de bons pêcheurs :-/ J’ai quand même réussi à prendre une sardine (?), que j’ai remis à l’eau aussitôt.

En rentrant, nous apercevons à nouveau des dauphins qui semblent un peu plus sociaux et batifolent autour de nous.

Je m’assois sur le devant de la pirogue et je profite du paysage, des jumelles à la main. J’adore. Je me prends des branches dans la gueule et me retrouve le cul par terre parce que Norman ne regarde pas où il va mais je m’en fout je kiffe.

L'Amazonie le Paradis
L’Amazonie le Paradis

Nous rentrons à temps pour aller observer le coucher de soleil au mirador du camp, au-dessus de la rivière.

coucher de soleil - Amazonie
coucher de soleil – Amazonie

Pour le dîner, Norman nous fait la surprise d’un petit vin rouge (jeune, très jeune), et tout le monde est au lit avant 21h!

 

But what I really want to know is
Are you gonna go my way ?
And I got to got to know 

(merci Lenny)

 

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