We Wonder How to Be Green – Amazon

Petit recap d’éco-conscience sur notre expérience en Amazonie, parce que l’écologie me tient à coeur, et parce que s’il y a bien un symbôle de la connerie humaine face à la nature, c’est l’Amazonie.

 

Le Poumon de la Planète:

Le bassin amazonien s’étend sur 7 000 000 km² dont 5 500 000 km²  recouverts par la forêt. 9 pays sud-américains se le partagent: Brésil (~60%), Pérou (13%), Colombie (10%), Bolivie (6%), Vénézuela, Equateur, Guyana, Suriname, Guyane Française.
L’Amazonie joue un rôle très important dans l’absorption du CO2 et le fameux changement climatique. A elle seule, elle représente plus de la moitié des forêts tropicales de la planète et englobe 10% de toutes les espèces mondiales.

 

La Déforestation:

On estime la déforestation à environ 17% de la superficie totale de la forêt amazonienne. Toutes les secondes, l’équivalent d’un terrain de football disparait. Si on continue comme ça, la moitié pourrait disparaitre d’ici une quinzaine d’années.
Les principales causes de déforestation sont l’exploitation agricole (culture de soja principalement, le Brésil étant le 2è producteur mondial derrière les Etats-Unis), l’élevage (pâturage pour le bétail), le bois, la construction de routes et de logements.

 

Une visite en Amazonie:

Je laisse de côté la conscience écologique du quotidien (ne pas acheter de bois rare, regarder la provenance de ce qu’on mange, s’engager associativement etc…). Le focus ici est l’impact touristique d’une visite en Amazonie.

  • Bien choisir l’agence responsable de l’excursion
    C’est le plus important car c’est sûr elle que repose votre expérience avec l’Amazonie. Ma crainte était de tomber sur une agence peu scrupuleuse et que ça me gâche mon plaisir.

L’agence peut vous sortir le pitch parfait pour vous attirer, le pitch parfait étant pour moi le respect de la nature et un impact minime sur l’environnement. Il y a aussi des agences qui misent tout sur les photos et autres contacts que vous aurez avec les animaux, le « pitch parfait » est donc tout à fait relatif :-/ mais au moins c’est facile de se faire un avis!
Il est toujours bon de se renseigner auprès des autres voyageurs croisés et de regarder les avis sur internet pour se rassurer.
Nous avons choisi Dolphin Tours et ça s’est très bien passé. A priori Balta Tours est aussi une bonne agence. A fuir: Fluvia Tours, Flecha tours et Amazonico (dixit notre guide, un freelancer qui choisit avec qui il travaille) pour leur non respect de la faune et de la flore.

Même si l’agence choisie a l’air professionnelle, tout repose sur le guide.
Norman – notre guide – nous a expliqué qu’il existe 2 organisations de guides (une bien, une moins bien of course). Je ne sais pas s’il est possible d’avoir des infos avant de choisir son tour, mais Norman s’occupe de l’une d’entre elles.

Les communautés locales sont de plus en plus impliquées dans les activités générées par le tourisme. La principale source de revenus jusqu’à présent était l’agriculture, mais à force de brûler les terres, la source se tarit (sans parler des dégâts environnementaux). Il y a tout un travail d’éducation des fermiers qui est mis en place et peu à peu l’idée est de les impliquer dans les activités touristiques (devenir guide, accueillir des touristes chez eux…).

  • Le moins d’interférence avec la faune et flore locales, le mieux c’est.
    Oui, on peut (ou pas, c’est encore mieux) pêcher des piranhas mais on les relâche à l’eau (souvent c’est trop tard, le dommage est déjà fait avec l’hameçon). Des milliers de touristes passent par là et s’essayent à la pêche, ça a forcément un impact.

On ne débusque pas les animaux, on ne les touche pas. Ca perturbe les animaux (singes, dauphins, caimans, oiseaux, anacondas…). Ils en viennent à déserter les lieux, ce qui est mauvais pour le tourisme et  donc l’économie locale. Bref, c’est l’anaconda qui se mord la queue.

Les animaux peuvent attraper des maladies au contact humain, l’anti-moustique est notamment très néfaste pour eux, tout comme la crème solaire. Si vous voulez nager avec les dauphins, la première chose à faire est de prendre une douche (non, plonger dans la rivière ne compte pas).
Norman nous racontait qu’il voyait de moins en moins d’anacondas au fil des ans, dû au tourisme, aux hommes qui les traquent et les attrapent. Certains s’éloignent de leur habitat naturel (les marécages), d’autres meurent à cause du contact avec l’homme (leur peau est très fragile et les produits chimiques peuvent être fataux).

Nourrir les animaux sauvages les rend dépendants, donc non ce n’est pas innocent de donner une banane à un singe. Ce n’est pas non plus « mignon », c’est égoiste.

 

Tout ça pour dire que la Nature ne nous appartient pas!

 

 

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