We Meet the Incas Down the Valley

Vendredi 5 décembre (Jour 60)


La veille, nous avons pris le train de retour du Machu Pichu mais ne sommes pas retournées à Cusco. Nous allons faire une étape de quelques jours dans la Vallée Sacrée (Valle Sagrado de los Incas).

Nous descendons donc de notre train touriste à Ollantaytambo et trouvons un hostel sur la place du village (Hostel Chaski: 20s = 5,75€ en dortoir pdj inclus). Nous passons la soirée dans le salon sur des canapés moelleux à regarder The Voice (la version US) et à câliner les chats. Presque comme à la maison! Dehors, des locaux jouent au volley dans la rue, d’autres jonglent, c’est le week-end.

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#We Learn Things
Valle Sagrado de los Incas:
La Vallée sacrée des Incas est située dans les Andes, entre Cusco la capitale de l’empire Inca et le site sacré du Machu Picchu.
L’endroit avait été choisi par les incas pour ses caractéristiques géographiques et climatiques, en faisant une région majeure pour l’exploitation de ses ressources naturelles (on y trouvait alors la plus grande production de maïs du pays).
La vallée, parcourue par de multiples rivières dont l’Urubamba, regroupe de nombreux villages et sites archéologiques. C’est pour eux que nous sommes là!

Des pass d’accès (« boleto turistico« ) aux sites archéologiques de la région sont à disposition des touristes. Il existe 2 types selon le temps et l’argent dont vous disposez: une semaine avec accès à tout (~130s = 37,40€), ou 2 jours avec accès restreint à certains sites uniquement (70s = 20€). Nous avons choisi ce dernier (on s’est dit qu’on en aurait marre des ruines à un moment 😉 ).

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Pour cette première journée, deux sites sont au programme: Maras et Moray.
Après quelques provisions au marché (4 bananes: 1s = 0,30€ ; 2l d’eau: 2,5s= 0,90€), nous prenons un colectivo (bus local, 1,5s = 0,45€) pour nous rendre à Urubamba un village voisin, puis prenons un autre bus (2s = 0,60€) pour nous rapprocher de Maras (autre village), puis un taxi (10s = 3€), pour finalement arriver à destination, à Moray, un site archéologique perdu dans la pampa.

Moray. Les Incas sont passés par là (ou alors des aliens, peut-être?)
Moray. Les Incas sont passés par là (ou alors des aliens, peut-être?)

 

Moray

Situé au milieu de nulle part (mais bien aménagé pour les touristes, eh eh), le site nous rappelle à quel point les Incas étaient forts en construction.
On peut y observer des constructions circulaires en pierre, formant des espèces d’anneaux en escalier. On ne connaît pas assurément l’utilisation qu’en faisaient les incas. Elles servaient sans doute pour des besoins agricoles, et notamment des expérimentations sur les cultures (selon leur emplacement sur les anneaux, aux climats et altitude différents). Elles pouvaient aussi servir de terrasses ou d’amphithéâtre lors de cérémonies.

Vers 13h, nous quittons le site à pied pour rejoindre le village de Maras, en plein cagnard. On nous aura préalablement assuré qu’il n’y avait qu’un chemin mais bien-sûr on en prendra un détourné 😉
Nous traversons des terres agricoles, croisons cochons, vaches, ânes et deux ou trois paysans.

Arrivées au village après 1h30 de marche, nous faisons une petite pause bananes à l’ombre d’un trottoir, attirant les chiens de la place principale au passage, avant de reprendre notre marche vers les salines de Maras, en marge du village.

 

Salines de Maras:

L’exploitation du sel dans la région date de l’ère inca. Les habitants du village exploitent d’ailleurs encore aujourd’hui ces mêmes mines avec les mêmes techniques ancestrales.

Après nous être acquittées du droit d’entrée (10s = 2,90€), nous découvrons des centaines de petites terrasses à flanc de colline, la rivière en contrebas, où sèche le sel en attendant d’être récolté.

Les terrasses (pozas) sont alimentées par l’eau salée de la rivière. L’eau s’évapore avec l’action du soleil, laissant apparaitre les cristaux de sel. Au bout d’un mois, on peut trouver jusqu’à 10cm de sel. Il est alors temps de récolter!

Salines de Maras
Salines de Maras

En fin d’après-midi, nous reprenons nos petites jambes pour rejoindre la route la plus proche à 1/2h des salines et héler un colectivo pour retourner à Ollanytantambo. Celui-ci est bondé quand nous montons dedans. Je passe le trajet debout courbée car je touche le plafond (qu’ils sont petits ces péruviens!).

De retour à l’hostel, deux autres français – Annabelle et Max –  ont pris leur quartier dans le dortoir. Nous sociabilisons et allons tous les quatre diner ensemble (soupe + omelette: 15s = 4,30€) et partager une bière (ça faisait longtemps!).

21h au lit!

 

Samedi 6 décembre (Jour 61)


Ce matin, on se fait refouler du petit déj: trop de monde en même temps (un groupe est arrivé la veille dans l’hostel). Qu’à cela ne tienne, nous allons faire un tour au marché (jus d’orange/carotte 2s = 0,60€) et revenons quand il y aura moins de monde.
Lorsqu’il est temps, nous partageons notre table avec 2 couples de français de Millau (leur accent fait du bien aux oreilles!), la cinquantaine. Ils nous parlent des premières neiges en Aveyron. La France nous semble bien loin.

 

Ollantaytambo

Ce matin nous allons non loin de là visiter le site de Ollantaytambo à pied. Encore une oeuvre architecturale inca, construite entre deux montagnes, à un endroit stratégique qui domine la vallée, telle une forteresse.

Puis nous prenons un colectivo pour rejoinder Pisaq, un autre site majeur. Ce sera le dernier!

 

Pisaq

Il s’agit d’un immense parc archéologique. Ce fut une des plus importantes cités incas de la Vallée Sacrée. Le site est à flanc de colline, les ruines sont réparties un peu partout. Ca monte, il fait chaud.

Pisaq
Pisaq

Nous ne découvrirons pas tout, c’est vraiment immense et nous n’avons pas de carte. Nous nous laissons porter par les escaliers incas qui s’offrent à nous avant de rentrer à Cusco retrouver notre hostel initial et toutes nos affaires! Notre sac-à-dos est vraiment devenu notre maison depuis ces quelques mois. Nous sommes contentes de le retrouver!

 
 

Au bout de la vallée on entendait le son d’une corne,
D’un chef ennemi qui rappelait toute sa horde.
Avait-il compris qu’on lutterait même en enfer 

(merci Manau)

 
 

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