We Meet our Objectives

Jeudi 11 décembre (Jour 66)


Je me réveille au doux son d’une réclame pour de la poudre contre l’érection, le cancer… « Mets de la poudre dans ton urêtre, ça ira mieux! » En live svp la réclame: un homme piaille dans son micro tentant de vendre LE produit miracle aux passagers du bus.
Bonjour bonjour Lima!

Le bus ne me dépose pas au terminal mais dans une rue de cette énorme ville. Je ne sais pas où je suis, je n’ai pas de téléphone pour regarder un guide ou une carte… Moment de solitude.
J’avais par avance repéré quelques hostels et leur adresse dans Miraflores, un des quartiers un peu sympas de la capitale.
Les taxis me demandent une blinde pour le rallier, les locaux m’informent où prendre le bus (1,80s = 0,50€). Finalement tout s’enchaîne bien. Je demande aux passagers de m’indiquer l’arrêt où descendre. Puis je m’engage dans une petite marche bien chiante avec mon gros sac sur le dos pour rejoindre le quartier des hostels marqués sur mon petit papier. En chemin je croise un point d’information touristique mais il n’y a personne dans la guitoune. Pourtant une carte de la ville me serait bien utile! Je patiente un peu puis continue mon chemin, je reviendrai plus tard. J’ai envie de me poser.

Les hôtels repérés sont pleins mais on m’en indique un autre pas très loin (Condor House. 20s = 5,70€ pdj incl en dortoir). Une douche plus tard et un petit tour sur le net pour voir comment prendre le bus pour rejoindre le centre, où sont les Points Infos etc. et me voilà ressortie. Ma mission pendant mon court passage à Lima: acheter un téléphone!

Ma vie sans téléphone (et sans carte)

Je ne fais pas ma maligne sans mon précieux. Je me sens toute démunie et je réalise que ne pas l’avoir à portée est une source de stress pour moi How ridiculous is that?!
C’est un petit compagnon rassurant: il m’occupe pendant les longs trajets en bus (musique, podcasts, lecture…), il est le lien avec ma vie de l’autre côté de l’océan, mais surtout il me sert de guide de voyage (j’ai téléchargé des Lonely Planet), et ça c’est bien utile lorsque tu débarques dans un endroit inconnu (tout le temps donc pour nous)!

Cette sensation de « dépendance » m’a dérangée: incapable de vivre sans téléphone? Ridicule, oui. Ca fait presque 2 semaines que je n’en ai plus mais c’est aujourd’hui que j’en ressens le plus le manque, d’autant plus que nous venons juste de nous séparer avec Ptit Brie. Je suis SEULE.
Et pour rejoindre l’Equateur j’aurai besoin d’un minimum d’organisation (Où prendre le bus? Combien de temps faut-il pour rejoindre la prochaine étape? Où trouver un hostel pas cher?). J’admire les voyageurs déconnectés, il faudra que j’essaie un jour!
Bref, pas fière de moi sur ce coup-là.

A la recherche d’un téléphone (et d’une carte)

Mon premier objectif en sortant de l’hostel: trouver une carte pour me repérer (car même avec une carte je suis une catastrophe pour m’orienter, alors on ne  va pas tenter le diable).
Je retourne au fameux point d’infos que j’avais croisé en arrivant. Cette fois-ci il est fermé. La loooose. Sur la devanture sont marquées les adresses des autres points qu’on peut trouver dans les environs. OK, go au plus proche.
Bien-sûr, fermé également. Mais bon, c’est l’heure du déjeuner, j’ai espoir qu’il rouvrira bientôt. J’attends. J’attends. Il fait super chaud. J’attends. Je crame. J’attends. J’aperçois des flics. Je vais leur demander s’ils connaissent les horaires (‘bientôt’). J’en profite aussi pour leur demander s’ils savent où je peux acheter un téléphone pas cher. Ils sont gentils, me font la conversation, me prennent pour une argentine (mon espagnol se sent flâté 😉 mais je n’y crois pas une seconde!), m’accompagnent jusqu’au Darty local (qui était genre à 300m de là). Muy amable!
Bien-sûr, Darty c’est cher. Je reviens bredouille au Point Infos, qui s’ouvre, youpi! Et qui c’est qui me renseigne dans la guitoune? Les mêmes flics!
Hourra je repars avec une carte!

Direction le centre historique avec le métro. L’hostel a eu la gentillesse de me prêter une carte magnétique (obligatoire pour l’emprunter) à créditer. Je m’attends à trouver un métro, genre sous la terre, un métro quoi. Mais non! On appelle ici ‘Métro’ un bus en accordéon qui circule sur voies dédiées avec des arrêts sur des quais en ‘cage’ (vous visualisez?).

Me voici sur la Plaza de Armas. C’est joli! C’est aussi rempli de flics avec des boucliers (il devait y avoir un événement spécial).
Le Lima de Miraflores ressemble à n’importe quelle métropole: des restaurants, des grands magasins, des bureaux (dont ceux de toutes les compagnies aériennes du coin). Le centre est plus authentique avec son architecture coloniale.
Pas de photos désolé. Je n’avais pas pris mon appareil. Lima est réputée pour craindre un peu (comme la plupart des grandes villes) et j’ai prévu de me rendre dans les marchés locaux, là où il y a foule et où les pickpockets sont heureux.

Je me dirige vers les rues adjacentes, là où est localisé le marché. Les tiendas (magasins/boutiques) s’ouvrent sur les trottoirs, les étals envahissent les rues (qui sont fermées pour l’occasion), il y a foule. Je me demande si c’est toujours comme ça. On est en plein milieu de la semaine et  surtout en plein milieu de l’après-midi, et tout le monde est dans la rue.
Il y a de tout: nourriture, vêtements, chaussures, jouets, bibelots, électronique, bijoux… Et si tu ne trouves pas dans la rue, tu as juste à rentrer dans un centre commercial thématique pour trouver ton bonheur et plus encore.
Je demande à plusieurs personnes où je peux acheter un téléphone. Les réponses diffèrent beaucoup, je tourne en rond (litterally). Je demande à des policiers, qui me disent de faire attention: si je l’achète dans un marché je n’aurai pas la garantie d’un original. Ca n’a pas l’air de les déranger qu’il y ait des contrefaçons, ils veulent juste m’informer, pas m’empêcher d’en obtenir.
Finalement quelqu’un m’indique la Galeria Mesa Redonda, un centre commercial sur 3 étages consacré à la hifi et l’électronique. Je fais le tour des stands, demande les prix, les versions… Au final je me perds et ne sais plus à qui j’ai demandé quoi :-/
Je repars là encore bredouille: beaucoup de versions chinoises, peu de marge pour négocier les prix.

 

Vendredi 12 décembre (Jour 67)


J’ai décidé de rejoindre Piura ce soir, dans le nord du Pérou, par bus de nuit.

En fin de matinée je me rends dans un centre commercial dans Miraflores et me mets un coup de pression pour acheter un #/&?&## de téléphone. Je vais en Equateur et je ne pense pas que les prix seront plus intéressants là-bas.
Et enfin je trouve (même prix qu’en France)!

Mon nouveau téléphone et moi, nous allons nous balader vers le front de mer de Lima. C’est brumeux, la vue est courte. On aperçoit des surfeurs au loin mais le cadre est quand même assez moche, industriel. Il y a aussi un spot de parapente.

En rentrant à l’hostel avec ma carte en main 😉  je me fais accoster par un péruvien, qui me parle en français, me parle de Limoges (!), me dit qu’il va aller visiter des amis à Clermont et s’interroge sur le climat (tu vas pleurer ta maman désolé!). Il travaille pour Legrand.
Très sympa cette rencontre fortuite, un des plus du voyage en solo, ça suscite plus de rencontres, les gens osent plus nous accoster. On parle de l’Amérique du sud, de voyages, puis il me raccompagne à mon hostel avant de se quitter dans un abrazo.

Dans l’après-midi, je prends un colectivo (bus de ville) pour rejoindre le point de départ des bus de la compagnie Civa. Chaque compagnie a son propre dépôt de bus, il n’y a pas de terminal. Pas très pratique tout cet éparpillement!
Je n’ai pas vu très large question temps et je dois marcher plus qu’anticipé depuis l’arrêt de bus pour atteindre Civa. J’arrive 5min avant l’heure de départ. Et bien-sûr il faut que j’achète mon billet. Et il y a des gens aux guichets. Large! Tranquille!
J’arrive à acheter un billet (50 au lieu de 60s = 14,30€) et en attendant d’embarquer – avec 10 min de retard – je me fais dragouiller par les mecs qui s’occupent des bagages (‘oui oui je voyage seule comme une grande’): un des ‘moins’ du voyage en solo. Mais ça va c’était bon enfant.

2 sièges pour moi pour la nuit. Grand luxe! Et des films de haute volée: Romeo doit mourir, Fast and Furious 6, Diana, un truc coréen :-/
Et un chauffeur qui n’en a vraiment rien à faire des dos d’âne!

 

Samedi 13 décembre (Jour 68)


J’arrive à Piura à l’heure du déjeuner, après 19h de bus. Je me renseigne sur les horaires pour rejoindre Guayaquil en Equateur, étape finale de ce long trajet, là où je prendrai mon vol pour les Galapagos dans 3 jours. Puis me dirige vers le centre de cette petite ville sans grand charme mais avec un restaurant végétarien. Ca fait du bien!
Je me demande si je vais passer la nuit ici, je n’en ai pas très envie. Le ventre plein, je me décide. Dans l’après-midi je retourne donc réserver mon bus pour Guayaquil (40s = 11,40€, 9h de trajet) puis vais me poser autour de la place centrale devant 2 boules de glace maracuya-limon (passion-citron, 7,50s =2,10€) et un Inka cola (un soda péruvien au goût très chimique mais j’aime bien).

Puis à 20h30, c’est parti pour un nouveau bus de nuit, direction Guayaquil! Autant dire qu’après 2 nuits d’affilée passées dans le bus, j’étais tout sauf fraiche à l’arrivée!

Rendez-vous en Equateur!

 

# Passage de frontière Pérou-Equateur

Sur les conseils de Khali, il vaut mieux passer la frontière via Piura. C’est sécure et surtout beaucoup plus économique. Il existe des bus directs depuis Lima pour rejoindre Guayaquil, mais c’est très cher: 260s = 74€. Alors qu’en découpant le voyage, je m’en suis sortie pour 50s (Lima-Piura, 19h) + 40s (Piura-Guayaquil, 9h) = 25,70€
Tout benef!

 

 

 Dis, écoute-moi
Le téléphone pleure pour la dernière fois
Car je serai demain au fond d’un train
Dis, mais retiens-la Mais elle s’en va !

(merci Cloclo )

 

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