We Are All Evolution – Galapagos #1

Mardi 16 décembre (Jour 71)


Aujourd’hui, toujours en Equateur, mais je pars à quelques 1000 km d’ici, au beau milieu de l’océan Pacifique: je vais aux Galapagos! Un rêve de longue date, moi qui adore la nature et les animaux. Je réalise à peine. Cela me semblait inaccessible il n’y a pas si longtemps.

Les vols pour les Galapagos ont été réservés en même temps que le reste de nos billets tour du monde. Mais Ptit Brie a finalement décidé de ne pas s’y rendre, refroidie par les prix pratiqués sur l’archipel et préférant consacrer plus de temps au Pérou (on ne pouvait pas changer les dates de nos vols).

Je resterai une semaine là-bas. Je n’ai pas encore décidé comment j’allais organiser mon temps. Les packages croisière tout compris semblent être recommandés, mais pour le coup ça a l’air hors budget. Et en creusant un peu, je me suis rendue compte qu’on pouvait aussi parcourir l’archipel en mode petit budget. J’aviserai en arrivant.

 

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\We Learn Things
Les Galapagos:
L’archipel est situé dans le Pacifique à environ 1000km des côtes de l’Equateur, qui lui appartient depuis 1832. Il est composé d’un peu moins d’une vingtaine d’îles et plusieurs autres dizaines d’îlots/rochers d’origine volcanique. Cinq îles sont aujourd’hui habitées (~20 000 personnes): Santa Cruz, San Cristobal, Isabela, Floreana, et Baltra.
Les îles furent découvertes par hasard par les conquistadors espagnols en 1535, elles étaient alors inhabitées. Ils y découvrirent une faune et une flore uniques, protégées du reste du monde depuis des millions d’années. L’archipel devint le refuge des pirates et boucaniers.
Charles Darwin consacra plusieurs années de sa vie à l’étude de l’archipel et de ses espèces endémiques. Sa théorie de l’évolution lui aurait été inspirée par son périple aux Galapagos. Darwin a d’ailleurs donné son nom à une célêbre espèce de pinson (le pinson de Darwin donc), symbôle de l’évolution particulière de ces espèces isolées dans leur propre écosystème.

Le Parc National des Galapagos et sa réserve marine appartiennent au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Ils abritent une diversité biologique exceptionnelle: tortues géantes, otaries, pingouins, iguanes marins, centaines de poissons… tous incroyablement accessibles.

Le tourisme dans l’archipel débuta en 1969, pour aujourd’hui atteindre ~150 000 visiteurs chaque année et faire le bonheur des amateurs de plongée et snorkelling, peut-être un peu moins de l’environnement…

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Se rendre aux Galapagos

J’ai laissé mon gros sac à l’hôtel à Guayaquil et n’ai pris que le petit avec quelques affaires de rechange et un peu de nourriture (rien d’organique sinon c’est confisqué à l’aéroport).

10 min de taxi pour se rendre à l’aéroport (4$ = 3,25€) et me voici à faire la queue avec d’autres gringos à l’immigration pour m’acquitter d’une taxe de 10$ pour le ‘support à la vie sauvage sur l’île’.
On passe ensuite à un autre bureau pour qu’ils vérifient ce qu’il y a dans nos sacs: pas le droit aux fruits, légumes, graines etc… pour préserver l’écosystème unique de l’archipel. Ils vérifient vite fait puis scellent l’ouverture du sac jusqu’à destination. Et enfin dernière étape, le check-in. Décollage à 11h.

Après 2h de vol (et 1h de moins à la montre), un tampon sur mon passeport et 100$ = 81€ en moins dans mon porte-monnaie (l’entrée au parc national pour les étrangers), me voici aux Galapagos!

Dès la sortie de l’aéroport de Baltra, je me fais accoster par un mec qui veut me vendre une croisière de dernière minute (ça se fait pas mal a priori, bonne option pour les ‘petits budgets’, mais c’est quitte ou double quant à la qualité du bâteau/équipage/nourriture/excursions): 6j/7n 700$ = 570€. Merci mais non merci. Je vais visiter les Galapagos en mode backpacker.

L’aéroport est situé sur une mini île (Baltra). Un bus attend les passagers pour les emmener prendre le ferry et rejoindre l’île principale de Santa Cruz (1$ + 1$, 20min de trajet en tout). Première rencontre avec la faune locale: un énorme pélican dans la baie.
Une fois à Santa Cruz, nous prenons à nouveau un bus pour atteindre le sud de l’île à 50min de route. Je découvre mes premiers paysages, qui changent au fur-et-à-mesure que le bus traverse cette île volcanique: rochers de couleur ocre foncé, arbres gris, nus, frêles et tortueux comme je les dessinais quand j’étais petite, un ciel bas et nuageux. Puis des arbres verts, poilus, denses et filandreux viennent prendre le relais, avec la pluie en invitée.

 

Première Approche

Arrivée à Puerto Ayora vers 15h, la ville principale (13 000 habitants), je fais le tour des hostels pour trouver une chambre abordable.
Les prix aux Galapagos sont 2 à 3 fois plus chers que sur le continent, ce qui en fait une destination peu prisée des routards. On va essayer de limiter les frais, voire démontrer le contraire.

Les prix annoncés sont dans les 15/20$ la nuit, bien loin des 5$ payés à Guayaquil :-/ Je tourne un peu dans la ville lorsque je me fais accoster par un mec à un coin de rue. Il dirige une agence de voyages à côté. Je lui dis que je cherche une chambre pas chère. Il me propose sa maison à 10min à pied du centre, aménagée avec 2 dortoirs pour accueuillir les voyageurs. 10$ la nuit. OK je veux bien jeter un oeil! Nous prenons un taxi (il ne peut pas laisser l’agence ouverte sans personne trop longtemps) et reviendrons en marchant, comme ça il me montrera comment m’orienter.
La chambre est correcte (2 x 2 lits superposés). Il y a une cuisine, internet, un salon avec TV, comme à la maison! Je négocie à la nuit 8$ = 6,50€ en lui disant que je vais rester ici 2 ou 3 jours. Deal! Ptit Brie serait fière de moi, elle qui négocie toujours 😉 Je me mets en mode radine pour cette semaine aux Galapagos!

De retour en ville, le propriétaire me présente les excursions qu’il propose dans son agence. C’est bien, ça va me donner une idée des prix, des tours à faire à la journée, seule ou en organisé…
Au même moment arrive Ze’ev, un israelo-américain, la cinquantaine tassée, qui était dans le même avion que moi. Nous écoutons tous les 2 le speech pour les excursions. Avec sa proposition, en prenant des excursions à la journée, on s’en sortirait à 615$/500€ par personne pour 6 jours.
Ze’ev essaie de communiquer en espagnol, est perdu dans les explications, compte sur moi qui ai tout noté sur mon téléphone pour le redébriefer. Il me fait rire. Il finira par venir dormir lui aussi à la Casa et nous passerons plusieurs jours ensemble.

 

L’après-midi est bien avancée. Je vais à l’office de tourisme récupérer une carte et me renseigner sur les activités gratuites à faire sur l’archipel. Ils ne sont pas très utiles. Je repars tout de même avec ma carte.

Je me rends ensuite à la Station de Recherche Charles Darwin, en marge de la ville, et y reste 1h30. Il y a un chemin qui nous emmène à travers des enclôts de tortues géantes et d’iguanes terrestres. Il y a aussi une salle qui explique je ne sais plus trop quoi. Le cadre est joli mais c’est un peu léger en terme d’explications.
En rentrant, je passe par les docks où des dizaines d’iguanes profitent des rayons du soleil couchant, se montant dessus, s’éternuant dessus, se coursant… Quelques mètres plus loin une otarie fait la sieste. Voilà l’idée qu’on se fait des Galapagos! Les animaux occupant leur territoire, faisant fi des humains. La cohabitation a l’air de plutôt bien se passer. Ils sont très proches de l’Homme, il n’y a pas de crainte, c’est surprenant. En tout cas moi j’ai quand même eu une petite crainte en me frayant un chemin parmi les iguanes, à quelques centimètres de moi. Mais on s’y fait vite en fait, ils ignorent l’humain qui passe, alors on fait de même!

Iguane - Galapagos
Iguane – Galapagos

 

Iguane+Pied = belle cohabitation!
Iguane+Pied = belle cohabitation!

Sociabilisation

De retour à l’hostel, je trouve Juan – un mexicain qui est ici depuis un mois – tranquillement installé sur le canapé sous la véranda. On discute un peu, il est bavard. Il a quitté Tijuana il y a 8 mois, parti sur les routes voyager. Il se finance en dépannant les gens avec leur informatique. Il distribue des flyers et attend qu’on le contacte. Ca a l’air de marcher. Bon Plan!
On discute voyages, livres, téléphone, végétarisme, ce qu’il y a à faire aux Galapagos… Très sympa! Encore un nouveau compagnon de quelques jours.

Le soir, je fais également la connaissance de Chuck, un espagnol sur la route depuis 8 ans, moniteur de plongée, et Ossana, une russe avec des dreads, la trentaine, en voyage pour quelques mois. Nous partageons tous un super plat de spaghettis/légumes sautés gentiment préparés par ces messieurs. J’aime j’aime j’aime.
Nous décidons de nous rendre tous ensemble le lendemain à une plage des environs pour faire du palmes/masque/tuba (snorkelling). J’arrive à négocier un départ à 7h au lieu de 6h30, ouch! :-/

Je suis contente d’avoir trouvé cette casa!

 

Come fly with me,
Let’s fly,
Let’s fly away 

(merci Frank)

 

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