We Go Up the Wall – Galapagos #5

Samedi 20 décembre (Jour 75)


Dernière journée sur Isabela. Une journée passée toute seule. Ze’ev a changé d’île tôt ce matin, Ossana (avec qui je partage la chambre) fait sa vie comme d’habitude. Ça fait du bien d’être un peu seule (mon côté asocial qui ressort 😉 ).

A 8h je vais louer un masque et un tuba (3$ sans palmes), puis je vais prendre mon billet de ferry pour retourner sur Santa Cruz le lendemain matin (30$ / 24,40€), et enfin acheter mon petit déjeuner (un pain 0,25$, une part de gâteau à la banane 1$). Parée pour la journée!

Avec au programme: Flamingos, Tortugas, Muro de Lagrimas.
Il y a un ‘circuit d’une quinzaine de kilomètres à l’ouest de la ville qui permet d’apprécier la diversité d’Isabela. La plupart des gens le parcourt en vélo mais je n’aime pas le vélo, et il fait chaud, à pied ça me va mieux.

Flamingos
Je retourne donc au lieu de la veille, cette fois à la lumière du jour. Le chemin est plus agréable. Je suis la passerelle de bois et traverse des points d’eau à l’eau rougeâtre pour arriver à un lieu d’observation de flamands roses (Laguna Salinas).

Tortugas
Je me dirige ensuite vers le Centre de Reproduction de Tortues à 2km d’ici, pour aller voir… des tortues \o/
En chemin au milieu de nulle part, je découvre un coq, un fil à la patte, dont l’extrémité est coincée entre deux pierres. BA: sauvetage de coq! Puis il y a eu un battement d’ailes de papillon et sur le chemin du retour (un autre chemin) j’ai trouvé un coq mort (un autre coq).

Hey you!
Hey you!

Playas, miradores y Muro de Lagrimas
Je prends ensuite la direction du Muro de Lagrimas (Mur des Pleurs), situé à quelques kilomètres de là.
L’île était autrefois employée en tant que prison. Les bagnards avaient pour tâche de construire un mur de pierre volcanique, au milieu de nulle part, sans raison. Le mur faisait alors 190m de long, 9m de large, 6m de large. Beaucoup se sont tués à la tâche, ce mur est devenu une sorte de monument de commémoration.

Pour arriver au mur, j’emprunte un chemin de sable qui longe la plage d’un côté, des salines, mangroves et lagons de l’autre.

Salines - Isabela
Salines – Isabela

Puis le paysage change, on s’éloigne de la plage, rentrant dans les terres, les arbres sont denses et verts, puis ils laissent place aux cactus.
Le récif revient en vue. Je le longe et observe une colonies de fous à pieds bleus, puis une dizaine de tortues reprendre leur souffle dans les vagues de la mer. Waouh, je ne pensais pas pouvoir voir des tortues marines depuis le bord de mer.

J’emprunte parfois quelques chemins détournés du principal: des dizaines d’iguanes sur la playa del amor (attention où l’on met ses pieds!), une plage cachée au milieu d’une mangrove, un héron perché dans un arbuste à la fin d’un autre sentier, un tunnel de lave, etc…

Iguane marin- Isabela
Iguane marin- Isabela
Plage cachée au milieu de la mangrove
Plage cachée au milieu de la mangrove

Je suis ensuite le Camino de las Tortugas (le Chemin des Tortues), mais n’en vois pas, m’arrête à un mirador avec vue sur la ville au loin et la mer, et enfin j’atteins le fameux mur, où je vois une tortue géante tranquillement posée sous un banc.

Muro de Lagrimas - Isabela
Muro de Lagrimas – Isabela

Le mur n’a rien d’extraordinaire en soi, si on met de côté la triste histoire qui lui est liée. C’est juste un tas de pierres assemblées au milieu de rien , mais le chemin pour y arriver est varié et fort agréable. Et cette journée aussi!

Sur le chemin du retour, je m’arrête faire trempette à la plage cachée au milieu de la mangrove (l’Estero) repérée à l’aller. Il n’y a plus personne, uniquement une otarie avachie sur un banc, les quatre fers en l’air.

 

Je reprends mon chemin et aperçois à nouveau depuis le bord du récif plein de tortues qui semblent se laisser porter par les flots, sortant la tête de l’eau pour reprendre leur souffle. Et enfin je rejoins la ville par la longue plage de sable blanc où quelques pélicans font citadelle sur les rochers alentours et des surfeurs locaux défient les vagues.

Plage - Puerto Villamil
Plage – Puerto Villamil

En milieu d’après-midi je suis de retour en ville, un peu fatiguée par cette marche mais après un petit break à l’hostel, je me dirige vers l’embarcadère avec mon masque pour profiter encore un peu de la faune.

Embarcadère - Puerto Villamil
Embarcadère – Puerto Villamil

Je rencontre une famille d’otaries en chemin, le mâle un peu agressif, protégeant sa progéniture (c’est la saison des naissances, il y a des bébés partout).
Quelques pingouins nagent dans le port. Ils sont vraiment mimis ces minis pingouins.
Une jeune otarie fait des va-et-vient et s’éclate dans 60 cm d’eau. Je mets mon masque et me joins à elle. C’est ma première vraie interaction si proche avec une otarie, et je suis contente que ce soit avec une jeunette (elle devait faire 1m de long)! Elle est joueuse, son jeu préféré étant de me foncer dessus à toute vitesse et de dévier de trajectoire au dernier moment. Impressionnant ! Elle a effleuré mon masque une fois ou deux d’ailleurs la coquine.

Je rentre à la nuit tombée, encore une belle journée qui s’achève !

 
 

Hey! teachers! leave the kids alone!
All in all you’re just another brick in the wall
All in all you’re just another brick in the wall

(merci Pink Floyds )

 

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