We Are not That Young – Beach

Vendredi 9 janvier (Jour 95)


Nous débarquons à Guayaquil à 6h15 après avoir passé la nuit dans le bus. Notre trajet n’est pas terminé, nous allons un peu plus loin sur la côte équatorienne, mais d’abord je retourne à la Poste située non loin du terminal pour voir si enfin cette fois ils ont reçu ma carte SIM envoyée de France il y a 1 mois.
Et bien non! C’était ma dernière chance, tanpis! J’attendrai la Nouvelle-Zélande dans quelques mois et la venue d’un ami pour en récupérer une.

A 11h nous reprenons le bus direction Montañita, un village sur la côte pacifique, réputé pour son ambiance festive.
Le trajet en bus (2h40, 6$) nous donne le ton: que des touristes – d’habitude nous sommes les seuls gringos à bord – et que des petits jeunots – on doit être les plus vieilles du bus (et nous sommes dans la fleur de l’âge, c’est pour vous dire). On réalise que c’est le week-end, et apparemment aussi les vacances scolaires.

Nous débarquons en début d’après-midi dans un village qui n’a rien à envier à Juan les Pins en plein mois d’août (ceci n’est pas un compliment): des touristes partout, des boutiques et restaurants à touristes, des prix à touristes, des tuk tuk (!) etc… Pas sûr finalement que cette étape de notre voyage corresponde à nos envies… Pas grave, si ça ne nous plait pas, on remontera plus haut sur la côte.

Allez, laissons sa chance à Montañita! Nous nous mettons en quête d’un hostel pour la nuit: rien à moins de 15$. Nous nous écartons un peu du centre bling bling et négocions finalement une chamble double super grande avec SDB pour 10$, à 50m de la plage.
Mais la plage aussi ressemble à Juan les Pins (bien que beaucoup plus large et beaucoup plus belle): des parasols et des transats partout, pas un coin tranquille.

En fin d’après-midi nous allons déjeuner en terrasse et en profitons pour faire du people-watching: pas mal de hipsters, du tattoo, du biscoteau à l’air. Même les vendeurs ambulants ici sont des gringos (pas des hipsters cette fois mais plutôt des hippies): ils vendent des bracelets, de la bouffe, des cocktails…

Montañita
Montañita

Nous déambulons ensuite dans le centre. Il n’y a que des restaurants et des bars aux enseignes criardes, ça sent la marijuana à tous les coins de rue.
Nous longeons le malecon (promenade du bord de mer) alors que le soleil se couche, un parachute ascentionnel en arrière-plan, une jeune fille se cambrant sur son rocher et prenant un selfie en premier plan.

Montañita
Montañita
Montañita
Montañita

Nous retournons à notre hostel en début de soirée, non sans acheter 2 bières sur le chemin – grosses follasses que nous sommes – et sans se promettre de ressortir plus tard, lorsque Montañita s’éveille.
Que nenni! Les follasses sont des feignasses.

*****

\We Wonder
Qu’est-ce qui fait qu’une destination devient populaire?
Pourquoi le tourisme de masse s’empare d’un lieu a priori ordinaire alors que des endroits similaires aux alentours restent ‘intacts’?
Pourquoi des Goa, Phuket, Cancun ont cette réputation de destination à la mode et festive?
Comment la population locale considère ces touristes? Comme une manne financière ou comme l’étranger qui dénature son quotidien?
I wonder

*****

 

Samedi 10 janvier (Jour 96)


Nouveau jour, nouveau décor. Nous nous empressons de quitter la jeunesse pour la joliesse (je suis poètesse). Direction Puerto Lopez, un village de pêcheurs à 1h au nord de Montañita (bus 2,50$).
Moins de touristes, plus de charme: tout ce qu’il nous faut! Des prix plus abordables aussi. Nous séjournerons 3 nuits à l’hostel Maxima (7$ par personne en dortoir et SDB commune), à deux pas de la plage. Spike, l’American Staff de l’hostel, est joueur mais bourrin: laisse pas trainer tes doigts si tu veux pas qu’ils glissent.
Nous nous baladons en ville le reste de l’après-midi: quelques courses, quelques infos tourisme, quelques errances.

 

Dimanche 11 janvier (Jour 97)


Un dimanche comme il se doit, à glander, à bouffer, à picoler. (tout ça avec modération) (sauf la glande).
Un peu de surf sur le net, un peu de podcasts. Un bon resto pas cher (la Caida del Sol, 6,50$), une part de gâteau au chocolat (2$). Un mojito sur la plage en fin de journée.

L’épisode ‘boire un cocktail un dimanche’ est à signaler:
Nous avons longé le bord de mer pour regarder les cocktails proposés par les bars de plage. Happy Hour, profitons-en. Mais le temps de se décider et ils avaient rangé leurs pancartes aguichantes. Nous tentons quand même notre chance et demandons un verre. On accepte de nous servir mais dans des verres en plastique et à boire éloignées du bar, sur la plage. Ok!
Les flics sont garés le long de la rue. Y aurait-il un rapport? Oui! Après coup, nous apprendrons qu’il existe une interdiction de vendre/boire de l’alcool le week-end en Equateur… A priori pas très respecté!

Ce n’était pas le meilleur mojito de ma vie – pour 3,50$ on lui pardonne – mais il fut apprécié: premier cocktail depuis notre départ! A part 2 ou 3 bières et un verre de vin, aucun alcool n’a touché nos lèvres depuis 4 mois. Vous pensez bien que Montañita n’était pas faite pour nous 😉
Nous pensons à notre amie Emma. On se remémore les soirées plage d’antan, à faire la tortue, la brouette, l’hélicopter, sirotant notre punch et notre rhum arrangé. L’époque où Montañita était faite pour nous? (non)

 

Lundi 12 janvier (Jour 98)


Ce matin nous prenons un tuk tuk pour rejoindre le terminal de bus situé à l’extérieur de la ville. Nous allons passer la journée aux Frailes, un site réputé pour sa jolie plage.

Le bus nous dépose au bord de la route après 10min de trajet. Des tuk tuk et camionetas sont là pour prendre le relais et emmener les touristes jusqu’à la plage. Nous préférons marcher sur ce chemin de terre de 3km, parsemé de points de vue et autres plages, avant de terminer notre balade aux Frailes, la plus grande plage du site.

Los Frailes
Los Frailes

Il n’y a pas une once d’ombre. Nous traversons la plage pour aller nous poser au bout, près des rochers bienveillants avant que le soleil ne tourne. Un petit plouf dans l’eau turquoise (et plus chaude qu’aux Galapagos) de temps en temps, un bouquin (Sa Majesté des Mouches). Je me colle aux parois du rocher alors que le soleil le titille.

Inutile de préciser que le soleil a gagné, mais ça aurait pu être pire pour une plage sous l’équateur. Opération après-soleil après la douche et le lendemain tout est oublié!

 

Prochaine étape: le centre du pays.

 

Alors elle va danser faire semblant d’exister
Qui sait ?
Si on ferme les yeux on vivra vieux 

(merci Damien)

 

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