We Live in a Van #1 – New Zealand

Avril 2015 (Jours 179-208)


30 jours dans un camping car en Nouvelle-Zélande. A trois. Puis à deux. L’un d’entre nous nous a quittées en cours de route. Non pas qu’il soit mort ou que notre amitié soit partie en lambeaux. Non. Juste quelqu’un qui prend ses vacances annuelles et qui doit bien retourner à sa vie après cette parenthèse à l’autre bout du monde.Cet ami français qui nous a rejoint – appelons-le Corbier pour les besoins de la narration (il est imberbe) – s’est occupé de la location depuis la France: un Jucy Condo pour 2140€ les 30 jours.

Alors, comment ça se passe un mois de vie commune dans un van? Bien. J’appréhendais un peu ce confinement à trois après avoir passé un mois à m’occuper des singes dans la forêt équatorienne, mais ça a été. Mais avec quelques surprises et imprévus quand même. Commençons avec les imprévus et demain nous parlerons de notre petite routine de gens du voyage.

 

\Une sombre histoire de permis
Nous sommes allés récupérer Gégé, notre beau camping car tout vert, le matin de mon arrivée à Auckland et nous sommes lancés sur les routes de la Nouvelle-Zélande. Enfin c’est surtout Corbier qui s’est lancé, Ptit Brie et moi n’ayant pas notre permis français (la copie n’a pas suffi), seulement l’international (ce truc proche d’un format A3 qui ne sert à rien), nous avons été refusées de conduite.

Cette histoire de permis aura été le gimmick de notre road-trip. Nous avons demandé à nos familles et amis de nous l’envoyer depuis la France, aux bureaux de Jucy à l’aéroport de Queenstown, la ville d’où repart Corbier 17 jours plus tard. Plus de 2 semaines pour recevoir un permis, easy non? Presque… Durant notre séjour, nous avons fait de nombreux aller-retour chez Jucy (mais pas que pour le permis, teasing teasing). Josh, le gentil beau gosse serviable neo-zélandais, a du se demander si on n’avait pas autre chose à faire pendant nos vacances que de passer notre temps chez Jucy.

J’ai finalement reçu mon permis quelques jours avant le départ de Corbier, juste le temps qu’il soit mon copilote et qu’il stresse sur le siège passager: « Attention au fossé », « Roule plus au milieu de la route », « Regarde la ligne blanche »… On roule à gauche en Nouvelle-Zélande, cela nécessite un petit temps d’adaptation figurez-vous.

Mais je me suis débrouillée comme une chef lorsque Corbier est parti et que nous avons continué à deux avec Ptit Brie, elle qui ne reçut son permis que le jour de notre départ et qui n’eut pas la chance d’expérimenter la conduite à gauche. Mais elle fut un parfait copilote. Elle m’a même évité de prendre un rond-point à l’envers (no big deal, je n’étais pas encore engagée). C’est fou comme certains automatismes sont insoupçonnés…

Le programme pour ce mois d’avril? Passer quelques jours sur l’île Nord, puis prendre le ferry et rejoindre l’île Sud. Mais Gégé a fait des siennes…

\Pâques au tison…
Nous avons commencé notre road-trip dans la péninsule de Coromandel, où le coucher ET le lever du soleil nous ont rappelé que les paysages en Nouvelle-Zélande, ça déconne pas. Après un bref passage au Hobbiton (un lieu de pélerinage pour les fans du Seigneur des Anneaux qui a été tourné en NZ) pour Corbier – Ptit Brie et moi ne sommes pas fans et c’était hors de prix – nous avons fait un arrêt à Rotorua, la ville qui sent l’oeuf pourri (soufre, geysers, volcans, et tutti quanti). Et là…
Dimanche, après un petit tour en ville, nous retrouvons sur le parking un Gégé qui hurle à la mort. Il allait pourtant bien lorsque nous l’avions quitté. Mais là, dès qu’on essaie de le faire démarrer, on dirait que des centaines de corbeaux sont coincés sous le capot. Fin d’apès-midi un dimanche, lundi de Pâques le lendemain, ça sent les complications! Corbier, pragmatique et prévoyant, avait eu la bonne idée de souscrire à l’assurance. 30min plus tard Gégé se fait ausculter par un dépanneur. Diagnostique:
« It’s a bird » (« c’est un oiseau »). Ah Ah! J’avais raison! Satannés oiseaux!
« It’s a belt » (« c’est une courroie »), me corrige Corbier. Ah… Satanné accent neo-zélandais…

Le gentil monsieur ne peut rien faire, il faut attendre les instructions de Jucy… qui nous dirigent vers un camping de la ville le temps d’aviser sur le problème.
Ils étaient censés nous changer de van mais ont finalement décidé de faire les réparations, ce qui fut fait en 10 min au garage du coin… presque 3 jours plus tard, week-end de Pâques oblige!
Pour couronner le tout pendant cette ‘interruption des programmes’, le déluge s’est abattu sur nous. Corbier était comme un lion en cage. Moi j’ai profité du wifi du camping et n’ai pas mis le nez dehors.

Gégé réparé, programme chamboulé. Nous avons du faire l’impasse sur le trek de Tongariro, l’un des plus beaux du pays, pour rejoindre la pointe sud de l’île nord et le ferry qui nous attendait pour rejoindre l’île sud. Ah non, en fait il ne nous a pas attendus. Nous n’avons pas vérifié l’heure d’embarquement et nous avons loupé le ferry. Bien-sûr qu’arriver 20 min avant le départ est suffisant! (non). Comme si aucun d’entre nous n’avait jamais pris le bâteau pour rejoindre la Corse… Heureusement, nous avons été accepté sur le suivant.

 

\The Jerry Springer Show
10 jours plus tard, nous passons la nuit dans le Mount Cook National Park. Sur le point de dormir, j’entends des bruits. Je pense à un lapin dehors, puis me ravise, le bruit est trop proche. Un truc me touche l’épaule, je pousse un petit cri en sursautant et surprend Ptit Brie qui est en train de lire, boules Quiès dans les oreilles. Je pense alors à une souris. On regarde sous les sièges (en configuration Nuit, nos têtes se retrouvent collées à l’arrière des sièges avant, proches du sol). Nada.
Corbier semble dubitatif sur cette histoire de souris. Comment aurait-elle pu rentrer dans le van? Nous retournons nous coucher. Pas très tranquille, je dors une oreille ouverte.

Vers 1h du matin, je suis réveillée par des bruits, cette fois-ci du côté de la cuisine. Je réveille Ptit Brie et on revérifie le van. C’est alors que j’aperçois sur le rebord d’une bassine deux énormes oreilles tournées vers moi. Souris! Avec de grandes oreilles donc (une souris lapin?!). La saligaude me regarde, puis se carapate. Impossible de réussir à l’attraper, on retentera demain.

Le lendemain, face à ce nouveau témoin oculaire (moi), Corbier – qui ne s’est pas réveillé pendant notre épisode nocturne – doit bien ranger ses doutes: une souris a élu domicile dans le van! Une souris frileuse, qui plus est. Cette nuit fut la plus froide du séjour: -6°C la nuit et de la neige au réveil. Nous avons dormi avec toutes nos couches (plus ma capuche sur les oreilles, je ne voulais pas me faire grignoter par Jerry).

Gégé ouvre sa demeure à n’importe qui. Et après nous avoir fait le coup de la panne, je trouve que Gégé pousse le bouchon un peu loin (Maurice? C’est toi?).

Opération « Une Souris et des Hommes » de bon matin. Nous avons chamboulé le van et vérifié partout. Bien-sûr nous n’avons pas réussi à attraper lintrus, mais nous ne l’avons plus entendu la nuit suivante. Mais pendant les quelques jours qui ont suivi, j’ai quand même du l’entendre une fois ou deux. je crois même que je m’étais un peu attachée à cette souris. Elle était mimi avec ses grandes oreilles.

De passage à Queenstown, nous avons été récupérer mon permis dans les bureaux de Jucy (ça tombe bien, notre chauffeur part dans 3 jours) et en avons profité pour demander s’ils pouvaient déloger notre nouvelle amie.
Bye bye Gégé, bonjour Gibz, merci Josh (c’est pas moi qui décide de leur nom hein, c’est leur plaque d’immatriculation) (sauf Josh, Josh est un humain). Gégé était vert, Gibz est blanc, et plus récent.

\Gibz, NCIS (Nouveau Camping-car, Interdiction de Soucis!)
Mais Gibz nous a aussi fait quelques surprises: une pièce manquante sur le tuyau pour faire le plein d’eau et hop une petite visite chez Jucy (« salut Josh, c’est encore nous »), puis la pompe à eau qui nous lâche quelques jours avant la fin. Tant pis on fera sans, on ne va pas encore s’embêter à essayer de trouver une solution.

 

Bref, ce genre de petits imprévus qui font les souvenirs de voyage…

 

On lui en a mis plein la vue à Gégé
On lui en a mis plein la vue à Gégé

 

Et à Gibz aussi
Et à Gibz aussi

 

Demain, on parle de la vie DANS le van (with no sex inside, sorry 😉 )

 

I’m like a bird
I’ll only fly away
I don’t know where my soul is (soul is)
I don’t know where my home is

(merci Nelly )

 

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