Walking into a Goat – New Zealand

Dimanche 12 avril 2015 (Jour 188)


Aujourd’hui, on parle d’une rencontre improbable.
Ni Pierre ni Richard n’étaient avec nous à ce moment là, mais nous avons quand même réussi à attirer LA chèvre dans nos filets.

Lorsque nous étions dans la péninsule d’Akaroa, sur les recommandations de l’office de tourisme du petit village aux accents français nous avons fait une « randonnée ». Je mets des guillemets parce qu’en fait il s’agissait de monter sur les hauteurs de la ville d’Akaroa en suivant la route. Pas la randonnée zeo-zélandaise qu’on s’imagine, donc. Nous n’y avons pas croisé beaucoup de voitures mais quand même.

Cette marche nous a néanmoins permis de rencontrer la désormais célèbre chèvre Nanny (célèbre dans mon coeur). Je n’invente pas son nom, elle s’appelait vraiment ainsi. C’était peut-être la nourrice de Monsieur Seguin, qui sait.

\Une nounou d’enfer
Au détour d’un virage, nous avons aperçu cette chèvre sur un carré d’herbe attenant à une maison. Nous pensions l’animal attaché. Non. Nous  pensions l’animal discipliné. Non. Hop, un saut par dessus le fossé et nous voici avec un nouveau compagnon de route.

On fait connaissance avec Nanny
On fait connaissance avec Nanny (elle est énorme non?!)

 

Cours Forest, cours!
Cours Forest, cours!

 

Bien qu’elle nous ait reniflés (surtout Ptit Brie) quelques fois, et nous ait parfois aussi pris pour un tronc d’arbre se frottant à nous le sourire aux lèvres (surtout moi), notre amie a aussi su faire preuve d’éducation.
Si elle s’attardait un peu trop longtemps derrière nous, broutant quelques touffes d’herbe, elle s’empressait de rattraper son retard en nous rejoignant au galop, c’était mignon.
Ca court vite une chèvre dis-donc!
Et si elle prenait un peu trop d’avance sur nous, elle nous attendait en amont avant de continuer à nos côtés.

 

\Grillée
Au bout d’une demi-heure de marche, nous nous sommes retrouvés face à une grille au sol. Vous savez, ces grilles qui permettent le passage des humains et des véhicules mais qui freinent les animaux. Nous avons alors pensé que cette grille allait signer la fin d’une longue amitié, qu’il était temps pour Nanny de rentrer à la maison. Que nenni. Alors que nous continuions notre chemin, Nanny s’est débrouillée pour traverser l’obstacle. Je suspecte un saut de cabri chèvre, ou un travail d’équilibriste sur les bordures lisses de la grille. Fute-fute la Nanny.
Je pense qu’elle voulait ouvrir ses horizons. Et ce fut chose faite. Elle nous a suivis jusqu’au bout, jusqu’au panorama final sur la baie d’Akaroa. Elle s’est délectée de la vue, et a même eu droit à un bisou (kind of).

Nanny apprécie la vue
Nanny apprécie la vue

 

Sur le chemin du retour, la grille était toujours là. Mais cette fois, Nanny n’a pas voulu la franchir. Me voici à essayer d’attirer la chèvre de l’autre côté, alignant des bouts de bois sur les barreaux métalliques (en vain), lui prenant les pattes et les posant sur les bordures pour l’encourager (en vain).

En bord de route près de la grille, il y avait un talus, qu’il fallait grimper pour contourner la grille et sauter 1m plus bas pour passer de l’autre côté. Nouvelle tentative, je fais plusieurs aller-retour, essayant de faire comprendre à la chèvre qu’elle peut emprunter ce passage. On n’abandonne pas ses troupes!

Finalement, j’ai continué un peu mon chemin (Ptit Brie et Corbier étaient partis devant les vilains), misant sur le fait que Nanny n’aimerait pas cette soudaine solitude. Bingo! Nanny a sauté ‘gracilement’ le talus et a galopé vers la vallée.

 

\Monsieur Seguin
Nous pensions que la chèvre reconnaitrait sa maison lorsque nous passerions devant et qu’elle nous abandonnerait à notre sort, ayant eu assez d’aventures pour la journée. Et bien non. Elle a continué de nous suivre. Mais nous n’allions pas la présenter à Gégé qui nous attend en bas quand même!
Nous sommes revenus sur nos pas, lui indiquant sa maison, mais rien n’y fit. Corbier est alors allé sonner à la maison du propriétaire, qui semblait un peu abandonnée. Après quelques minutes quelqu’un en est sorti: un post adolescent en short et en chaussettes pas bien réveillé qui semblait avoir la gueule de bois. On est dimanche, il est 13h, nous avons tous connu ça ;-).
Il nous a libérés de Nanny – nous apprenant par la même occasion le prénom de la chèvre – peu étonné de son escapade.

Je soupçonne l’office de tourisme d’être de mèche avec Nanny et de lui envoyer des touristes pour la distraire un peu…

 

*****

On termine avec une vidéo pour apprécier la coolitude de la chèvre (et la nôtre, cela va sans dire):

 

Une chèvre bleue,
Je l’attrape par les yeux.
Une chèvre bleue,
 Moi je suis capable,
De la mettre,
Dans le truc
Qu’on siffle et qui bave
(merci Gad)

 

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2 réflexions sur “Walking into a Goat – New Zealand

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