When in Kuala Lumpur

Dimanche 6 – Lundi 14 septembre (Jour 335 – 343)


Je remonte tranquillement la côte ouest pour me retrouver à Kuala Lumpur, à 140km au nord de Melaka (1h de bus, 2$).  J’en ai un peu marre de la ville, j’ai envie de nature, mais la capitale se trouve sur mon chemin, je ne vais donc pas faire la difficile.

Mon point de chute sera Chinatown, le coeur historique de cette désormais mégalopole de ~2 millions d’habitants.
Je passe les 3 premières nuits dans un hostel assez glauque, partageant une chambre avec deux jeunes locaux qui passent leurs nuits dehors et leurs journées à dormir ou sur leur téléphone. Je change ensuite d’hostel pour un endroit plus « backpackers » (et moins cher), pour 4 nuits. J’ai bien fait, l’ambiance est bien meilleure, avec beaucoup de français. Entre Fabrice qui voyage depuis une quinzaine d’années et qui a essayé de se soigner du paludisme avec des plantes et autres décoctions naturelles (ça n’a pas marché, mais il était à deux doigts du Nobel), Mathieu qui est parti de France pour 3 mois mais qui est maintenant en train de planifier son itinéraire pour les 2 prochaines années, Nicolas qui comate depuis 5 mois à Bali… Ecouter les conversations perchées des gens qui peuplent les guesthouses est toujours divertissant!

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\We Learn Things
Kuala Lumpur:
Fondée en 1857, « Kuala Lumpur » signifie « confluent boueux » en malais. Ca envoit du rêve non? Mais qu’on ne se détrompe, la plus jeune capitale d’Asie du sud-est connait aujourd’hui la plus forte croissance économique de la région (après Singapour). Métropole dynamique mais aux traditions bien ancrées, KL comme on l’appelle ici a plusieurs facettes. Mais des facettes grisâtres quand même, merci la pollution.
Les trois communautés malaise, chinoise et indienne sont bien représentées, tant en terme de quartiers que de gastronomie ou édifices religieux. Cosmopolite KL!
La ville n’a pas de style distinct. Elle possède quelques bâtiments coloniaux regroupés principalement autour de Merdeka Square, les gratte-ciel dominent le quartier d’affaires, les plus célèbres étant les tours Petronas, inaugurées en 1998, symbôle de la ville et plus hautes tours du monde jusqu’en 2008.

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Tours Petronas
Voilà deux facettes: les Tours Petronas, 452m de haut, 88 étages; et une maison délabrée

 

On ne peut pas dire que je suis tombée en amour avec Kuala Lumpur. Le ciel gris, l’humidité, la chaleur harassante – une température de 34 °C avec un ‘real feel’ de 47°C ça donne envie non? (non?) – tout ça ne motive pas à jouer les touristes et courir partout. D’autant plus qu’à KL il y a très peu de trottoirs, mais d’énormes artères. Et du coup tu ne sais pas trop comment te déplacer, traverser, tu fais des détours… un peu comme si le malais nous lançait « vas-y touriste va jouer sur l’autoroute ».

Et cette pollution, omniprésente, qui nous enrobe, qui nous étouffe. Kuala Lumpur est réputée pour être très polluée, mais en ce moment, c’est le pompon sur la pomponnette. Comme chaque année à la même période, l’Indonésie brûle ses forêts (c’est qu’il faut faire de la place pour les palmiers à huile!) (vive le Nutella) et un manteau de fumée – le fameux haze – envahit les contrées voisines. C’est une réalité vraiment pourrie.
Allez, si on essayait tous de regarder les étiquettes de ce qu’on achète et qu’on boycottait l’huile de palme? La planète nous en remerciera (et la forêt, et les orang outangs, et nos enfants, et moi, et…). Bref. (mais s’il te plait arrête l’huile de palme).

 

Et sinon, voici un aperçu de ces quelques jours à Kuala Lumpur:

J’ai flâné dans le centre ville, le nez en l’air et les cheveux au vent (hello? pollution!), croisé beaucoup de gens qui portaient des masques (et aucun était des touristes japonais) (hello pollution!). Merdeka Square, Chinatown, Central Market, Tours Petronas…

Je me suis faite dévorer par les moustiques le temps de prendre un raccourci et de traverser la seule forêt urbaine de la capitale (Bukit Nanas Forest Reserve).

Je me suis baladée dans le Kampung Baru, un quartier aux abords du centre ville qui résiste au développement moderne. On a d’ailleurs du mal à se dire qu’on se trouve toujours à Kuala Lumpur lorsqu’on le visite, le décalage est bien présent. Ce quartier, avec ses maisons de bois, les étals des marchés de rue, les gens qui s’affairent dehors, … c’est l’image qu’on peut avoir de l’Asie, nous qui venons d’un autre continent, mais force est de constater que l’Asie est bien plus que ça, que Kuala Lumpur est bien plus que ça.

Je suis allée voir le Thean Hou Temple, un temple chinois du nom de la Déesse du Paradis, qui date de la fin des années 80 et qui intègre des éléments bouddhiste, taoiste et confucianiste.

Thean Hou Temple
Thean Hou Temple

J’en ai profité pour essayer de savoir ce que le futur me réservait en participant à une pratique chinoise de fortune telling que je résumerais ainsi: c’est un peu comme si tu jouais à courte paille avec des mikados et qu’au final tu gagnais un cookie sauf que y a pas de cookie. Voici la marche à suivre: tu prends dans tes mains de longues baguettes plates, tu poses une question (dans ta tête), tu secoues les baguettes puis tu les jettes dans une sorte de pot cylindrique. Une baguette sort alors du lot, plus haute que le reste. Cette baguette, grâce au numéro qu’elle porte, va te donner ton avenir. Dans un petit cabinet à proximité, tu ouvres alors le petit tiroir portant le petit numéro, tu prends le petit papier, et là:

Tadaaaaa
Oui? Plait-il?

Alors, j’ai oublié de poser une question et j’ai dû m’y prendre à plusieurs reprises pour identifier MA baguette, je ne suis donc pas certaine de la véracité de ces prédictions. Mais si tu sais décrypter ce message s’il te plait fais le moi savoir. Mon avenir en dépend.

 

En prévision de ma visite du Taman Negara et mon obsession des sangsues, j’ai fait le tour de quelques malls (centre commerciaux) pour trouver des chaussettes de la mort qui tue les sangsues, en vain. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot.
Ces malls sont très similaires à ceux qu’on peut voir à Singapour. Il y en a partout dans la ville, on y trouve toutes les enseignes internationales, ils sont immenses (plus grands que la plupart des centres commerciaux parisiens par exemple, et plus propres), certains sont spécialisés (5 étages de matériel électronique, youhou!), et ils possèdent généralement tous un étage food court.

Je suis allée au cinéma (18$/3,60€ la place), première fois que je peux choisir mon siège en achetant mon ticket. Si tu veux une place centrale en fond de salle, il faudra alors s’acquitter d’un supplément. La salle du complexe était top, les sièges confortables, l’audience disciplinée (pas de téléphones, pas de conversations pendant le film).

J’ai découvert un super resto végétarien, le Blue Boy. Le nom peut porter à confusion mais il s’agit bien de nourriture, pas de petits garçons. Les noodles étaient excellentes, et leur lait de soja à tomber. C’est ainsi que j’ai réalisé qu’en fait j’aimais beaucoup le lait de soja quand il ne sortait pas d’une brique UHT ou d’une canette d’aluminium. On en fait des découvertes en parcourant le monde!
Et il y a aussi le restaurant syrien Arabesque sur Petaling street dans Chinatown qui fait des falafels délicieux. Je me suis régalée.

Je suis également allée visiter les Batu Caves situées non loin de la ville, mais le récit sera pour le prochain post!

Quand on arrive en ville
Tout l’monde change de trottoir
On a pas l’air virils
Mais on fait peur à voir

(merci Daniel)

 

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