Wishes For Your Life

On a vu dans un article précédent que trop de choix tue le choix. Et le moment pour moi est venu de faire un choix important.
J’appuie sur le bouton Reset.

J’ai connu dans le passé des situations similaires, celles où tu sais d’avance que la décision que tu vas prendre va modeler ta vie d’une manière ou d’une autre, par exemple:

\Le moment à 21 ans où après la fac contre avis parental j’ai décidé de partir vivre à 700km pour faire une école de commerce qui me permettrait de m’orienter comme je le voulais.

\Le moment à 27 ans où j’ai décidé de démissionner de mon boulot sans savoir ce qui m’attendrait après, puis quitter Paris et partir m’installer dans le sud de la France pour un nouveau boulot (l’une de mes meilleures décisions ever).

\Le moment où il y a tout juste 2 ans j’ai décidé de démissionner (encore) de mon boulot et de partir en voyage pour 1 an (best decision ever).

Certaines de ces décisions ont été difficiles à prendre. Mais j’ai toujours eu cette petite voix à l’intérieur de moi qui ne m’a jamais quittée et que j’ai toujours fini par écouter (en passant parfois par des chemins de traverse mais c’est le résultat qui compte non?!), cette intuition qui te fait dire « c’est la bonne décision », malgré les éléments pertubateurs, malgré les rabat-joie et les donneurs de leçons, malgré tes propres craintes (We are our worst ennemy qu’ils disaient).

Cependant, lorsque ces changements de vie ont été opérés, j’avais un certain cap, je n’étais pas face à un océan de possibilités. J’étais face à un lac et d’où je me tenais je pouvais voir la rive opposée. Aujourd’hui, alors que je sais que je suis à un tournant, que ma vie va forcément être différente quel que soit le chemin emprunté, je regarde devant moi et je vois le vide.

D’aucuns diront que c’est une chance de se retrouver face à ce champ des possibles, ça l’est. Car si ce voyage m’a appris une chose, c’est la chance que nous avons d’être bien nés, d’avoir le luxe de pouvoir choisir la vie que nous voulons.
J’ai aussi cette chance diront d’autres de ne pas avoir de contraintes, ce qui facilite n’importe quelle décision: pas d’attaches, pas d’enfants, pas d’animaux, pas de crédit à payer, un peu d’argent de côté.
Mon champ est vide, mon champ est immense. Mon champ est océan (??!).

Allez, essayons de naviguer sur les flots.
(Cette réflexion est axée sur l’activité professionnelle, je ne vais pas vous dire ici que je veux 4 enfants un labrador et un jet privé (spoiler alert: je ne veux pas) )

Bali plage

Dans l’idéal, mon choix de nouvelle vie, je veux qu’il se modèle comme suit:

Wishes:
\ Vivre à l’étranger, de préférence un pays anglophone (Australie en tête), mais comme j’ai un souci avec la civilisation en ce moment (on en reparlera), je crois que n’importe où m’irait en fait (l’océan est sans fond mais attention à ce qu’il n’y ait pas trop de poissons)

\ Ne pas vivre en zone urbanisée

\ Parler anglais

\ Laisser une trace positive. Avoir un boulot qui oeuvre dans le bon sens (je n’ai pas envie d’entretenir cette société capitaliste que je rejette)

\ Etre en contact avec la nature et les animaux dans le cadre de mon boulot

\ Utiliser mon cerveau, réfléchir, apprendre, laisser place à une certaine créativité

\ Gagner de l’argent. Pas pour être millionaire (mais si sur un malentendu ça arrive, je prends les billets bien-sûr hein) mais suffisamment pour subvenir à mes besoins

Options:
\ J’élimine l’option facile qui serait d’emprunter le même chemin professionnel qu’avant mon départ en voyage. J’aimais mon boulot, j’y reviendrai peut-être un jour, mais là tout de suite maintenant, c’est non. J’aurais l’impression de revenir en arrière, d’effacer d’un coup de décision facile tout ce que j’ai vécu depuis presque 2 ans et de me trahir.

C’est mon sentiment actuel, mais je sais qu’il est un peu biaisé parce que je ne suis pas encore rentrée en France et que je fais un blocage sur le monde moderne. Pour poursuivre la métaphore de l’océan, ce monde moderne je le vois comme le gros bateau de pêcheurs qui racle tout sur son passage sans se soucier de la vie autour de lui et des conséquences. Et pendant ce temps-là l’océan se meurt (save the ocean). No thanks
Je sais aussi que ce sentiment de rejet par rapport à mon boulot d’avant va s’atténuer avec le temps. J’aime le secteur (techno/travel industry) dans lequel je travaillais, ma carrière professionnelle je l’avais choisie. A terme ce rejet ne devrait donc pas être si fort/définitif. Mais bon, pour le côté « tirer la société vers le haut », « oeuvrer dans le bon sens », on repassera. D’où mon blocage actuel.
Et si je choisis malgré tout de suivre cette piste, je l’envisagerais plus comme un job alimentaire avec pour objectif de mettre de l’argent de côté et de repartir asap en voyage. Mais ce serait dommage non, de s’aliéner pour un temps en vue de meilleurs lendemains?

\  Je n’élimine donc pas complètement l’option du boulot alimentaire avec objectif à la clef de repartir, ou un boulot saisonnier qui me permettrait d’avoir plusieurs mois off dans l’année et donc une certaine liberté le reste du temps.

\ Je n’élimine pas l’option de choisir un boulot qui peut être exercé à distance depuis n’importe où dans le monde (par ex. traducteur online), ou bien un boulot prisé à l’étranger (par ex. prof d’anglais ou de français, prof de yoga, boulanger,…)
Challenges: reconversion professionnelle

\ Je n’élimine pas l’option du Working Holiday Visa au Canada

\ Je n’élimine pas l’option qui serait d’utiliser mes compétences dans un secteur qui correspond plus à mes attentes du moment: le développement durable, les énergies vertes, l’intraprenariat social, une ONG,…

\ Je n’élimine pas l’option de travailler dans la sauvegarde animale (ONG, sanctuaire, refuge, etc.). Là tout de suite maintenant, ça me botterait vachement.
Challenges: trouver un endroit sérieux (corruption is everywhere), se faire rémunérer (beaucoup de ces structures sont basées sur le volontariat, volontariat payant qui plus est).
Et si au bout d’un moment je me lasse, il sera difficile pour moi de revenir dans un chemin plus conventionnel (par ex retrouver un job dans la Travel Industry). Qui voudrait embaucher quelqu’un qui a été si longtemps éloigné de la réalité du secteur? (mais, ne mettons pas l’hermite avant Bernard, me direz-vous)

\ …

Aujourd’hui, si je n’avais pas de contrainte d’argent, si mon épuisette se remplissait soudainement de milliers de coraux billets, je crois que je ferais exactement ce que je faisais depuis 1 an et demi: je voyagerais (avec un meilleur standing tout de même ;-)) et je ferais du volontariat avec des animaux. Le volontariat tiendrait cependant une place plus importante que le voyage en lui-même (sachant qu’en règle générale il faut payer pour travailler et que je serais blindée, no problem de budget!). Puis à terme, je monterais ma propre structure ou je m’impliquerais d’avantage dans une structure existante.

 

Si tu vois d’autres pistes pour moi n’hésite pas, viens on brainstorme ensemble, sois mon phare dans la nuit.

 

Et toi? Si ta vie était de la pate à modeler et que tu la tenais entre tes mains, tu la transformerais en quoi?
Si tu pouvais choisir ce que tu veux dans l’océan tu choisirais quoi?

 

So be careful what you wish for
‘Cause you just might get it and if you get it
Then you just might not know what to do wit’ it
‘Cause it might just come back on you ten fold

(merci Eminem)

 

Publicités

4 réflexions sur “Wishes For Your Life

  1. Déjà je trouve que tu écris vachement bien ! Tes aventures étaient (ou sont, après tout tu n’es pas encore revenue!) très agréable à lire 🙂

    Ensuite pour la reconversion, je te l’ai deja dis, trouve un coin perdu pour t’installer. (perdu certes, plus ou moins paumé, mais pas non plus a 4 jours de marche avec 3 bivouacs d’une ville, car de temps en temps, une petite escapade peut faire du bien quand on est au milieu de nul part).

    Et dans ce coin perdu, montes une structure mi-ferme exploitation bio, mi-refuge pour animaux en fin de vie / malades. Les animaux peuvent t’aider a cultiver des choses de manière saine et éco-responsable.

    Ensuite le dernier point, trouve une idée pour « transformer » ce que cette ferme pourrait produire afin de le vendre localement. il faut bien se faire un peu d’argent tout de même. Ca peut être des fromages végétariens (a base de noix de cajou concassées pour la source de matière grasse), des soupes, des conserves de légumes, des pâtés végétarien, des confitures, n’importe quoi… mais que tu peux produire en petite / moyenne quantité et vendre localement.

    Ou alors totalement un autre idée, tu choisis un secteur moins reconnu, mais tout aussi valorisant, tu fais une formation pour devenir compagnon dans un domaine hyper particulier, qui serait en rapport avec le fait de faire perdurer un savoir ou des richesses a travers les siècles: genre réparer des vitraux, fabriquer des cloches, devenir ébéniste d’art.

    Bon après, mes idées ne feraient que t’éloigner un peu plus de ton ancienne carrière professionnelle que tu dis avoir appréciée. Tu auras effectivement encore plus de mal a y revenir.

    Sur ce te laisse ! A bientôt 🙂

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s