W(A)(O)NDER in July

Recap Juillet

Juillet 2017 (M1)


Juillet s’en est allé. Voici un recap de ce mois passé à Montréal. (pour avoir un aperçu de mes 2 premières semaines d’installation, c’est par ici)

Je pourrais résumer mes débuts montréalais ainsi: bouffe, culture, bouffe, recherche boulot. Mais avant:

\Interlude Evelyne Dheliat
Montréal, l’été, c’est Edimbourg et Singapour à la fois. Dans la même journée, tu peux passer du grand soleil à la pluie au soleil au gris au vent à l’orage au soleil. Une vraie l’écossaise. De quoi rendre fier Vivaldi. Et il y fait aussi lourd et moite que dans une métropole asiatique. De quoi rendre jalouse la ville lion. Tu m’étonnes que la météo fait beaucoup jaser par ici, il y a matière à discussion! (on en reparlera en hiver) (gla gla)

 

\Bouffe
Je suis végétarienne à tendance véganisante (t’inquiète pas c’est pas contagieux) (malheureusement 😉 ), et O.M.G feux d’artifice dans ma bouche. J’ai mangé le meilleur sandwich, le meilleur japonais (hourra il y a une vie sushique en dehors du concombre et de l’avocat!) (merci Momo), le meilleur faux-mage (qu’est donc que le faux-mage? Du fromage sans produit laitier bon appétit bien-sûr) DE MA VIE les amis. Ici, même Burger King propose un burger végétarien (mais il n’est pas très bon, la vie est injuste). J’ai aussi mangé une arepa (galette de maïs farcie de ce que tu veux) qui avait un goût de madeleine car elle m’a rappelé mon voyage au Venezuela (c’était teeeeeellement bien le Venezuela). Et je ne parle pas de nourriture asiatique, ça serait trop, mais: paradis papillesque.

En juillet, j’ai aussi mangé 2 poutines véganes, à the place to be apparemment pour la poutine à Montréal. Mais c’était 2 soirs de suite, alors je vais attendre le mois prochain pour remettre mes doigts dans ce plat de frites recouvertes de sauce brune et de from(faux)mage, je ne voudrais pas que mon estomac fasse d’overdose.

#foodporn:

Les découvertes culinaires ne font que commencer!

 

\Sorties
En juillet, j’ai botté mon fessier casanier, je suis sortie, j’ai fait des trucs. Car Montréal est active ET généreuse. Entre mai et septembre, les festivals s’enchainent, il n’y a pas un jour sans programmation. Mural, Francofolies, Jazz International, Nuits d’Afrique, A Nous la Rue, Juste Pour Rire, Cinéma Urbain, Osheaga, Mutek… avec l’embarras du choix d’activités gratuites (payantes aussi, mais je suis fauchée alors je me suis concentrée sur le gratuit). Je ne veux pas voir la tête des impôts locaux des Montréalais. (ou alors comment financent-ils tout ça?). Il y a donc de quoi faire, et particulièrement cette année car on fête les 375 ans de la ville.

Nombreux sont les festivals et événements qui se tiennent dans le bien nommé “Quartier des Spectacles”, sur différentes scènes à ciel ouvert, au milieu des buildings du centre ville.

Lors du Festival International de Jazz, j’ai découvert plein de chouettes artistes. Mentions spéciales à Jack Broadbent, le sosie de Jesus (pas le vrai, celui de TWD) et accessoirement “the new master of the slide guitar”, au showman texan Sugaray Rayford (bien qu’il ait une ou deux chansons hyper sexistes, le vilain) et à Walk Off the Earth et leur super concert de clôture.

Dimanche dernier, j’ai aussi vu les Kool & The Gang en concert de clôture du festival Juste Pour Rire, tout en mangeant une glace végane au thé blanc à la rose. Celebration! (Come on!)

Mais il n’y a pas que le Quartier des Spectacles. Partout ailleurs dans Montréal les activités pullulent. Le plus difficile est de choisir la sienne. J’ai assisté à de nombreux spectacles de cirque de rue, tous très pros (il y a avait pas mal de compagnies françaises d’ailleurs), et oniriques.

 

Tout cet embarras est dû à la belle saison me direz-vous. Et bien non, mauvaises langues. Il semblerait que Montréal ne soit pas une marmotte, à boulotter tout ce qu’elle peut avant d’aller hiberner. Non, Montréal, c’est Jon Snow, elle ne se replie pas face à l’hiver, elle l’affronte. Avec plein d’autres activités (y a pas de de verredragon ici).

 

\Et mise à part aller au spectacle:
Je me suis rendu à une présentation sur l’apiculture urbaine et ça m’a bien fait flipper:
A cause de la rigueur et de la longueur de l’hiver de ses contrées, il n’existe pas d’abeilles à miel au Canada. Pas folle l’abeille! Mais fou l’Homme! Qu’à ne cela tienne, on fait des croisements génétiques pas toujours heureux pour créer son abeille (par ex. une abeille russe robuste avec une abeille italienne docile = abeille tueuse, oops), on la supplémente en eau sucrée l’hiver pour qu’elle tienne le coup. Et pendant ce temps-là, les espèces endémiques pâtissent de cette “invasion”… Mais tout va bien car le Canada est le 2è producteur de miel au monde! Suggestion: et si on laissait faire la nature? Car you know what? la nature fait bien les choses, l’homme un peu moins.
Si le sujet vous intéresse, lisez cet article. 🌼🐝🍯

J’assisté à 2 projections de documentaires dans le cadre du festival Cinéma Sous les Etoiles: Requiem for The American Dream (bof) et Inuk en Colère (top).
On en reparlera dans un article dédié car j’ai prévu d’aller à d’autres projections en août et les sujets de tous ces documentaires appellent à la réflexion.

 

\Vie de quartier
J’ai emménagé dans ma colocation le 20 juillet. J’ai enfin pû défaire mes valises, investir mon espace, m’installer.
Il faut qu’on travaille un peu sur la notion de ménage avec mes colocataires (3 Français, 1 Coréen), mais ça va venir, je ne veux pas les brusquer 😉 J’ai déjà réaménagé le salon qui ne ressemblait pas à grand chose, instauré la poubelle de recyclage (j’attends aussi la livraison de celle à compost! ;-)), acheté des marqueurs pour s’écrire sur le frigo (on se voit très rarement tous ensemble).

J’aime beaucoup mon quartier (Jean Talon/Villeray). Pour moi, la proximité est clé, sinon ma flemmardise prend le dessus. Je dois pouvoir faire toutes les choses du quotidien à pied. Et c’est la cas o/ Le marché est à 5 min, plusieurs épiceries bio et/ou vrac dans un radius de 20min, le parc Jarry à 12min, le meilleur sandwich veggie au monde à 15min, et j’ai juste à traverser la rue pour accéder au métro qui m’emmène en plein centre en 10min. Who needs more?

Un des premiers trucs que j’ai fait en arrivant (à part le ménage 😉 ), c’est aller rendre visite à mon écoquartier pour avoir des infos sur le recyclage. Maintenant que j’ai un semblant de chez moi, je me suis remise à fond dans le recyclage, le zéro déchet, … Je ferai sans doute un article dédié car il y a des choses à dire. Montréal est une ville plutôt verte et ça me plait.

 

\Au gré du vert
La ville est aussi verte dans son look. Il y a Mont Royal bien-sûr, un parc de 190ha au coeur de la ville, aménagé par le même paysagiste que celui de Central Park à New-York. Il y a aussi de nombreux autres parcs, jardins, brins de verdure, qui bucolisent l’urbain. Je marche le plus possible. Les rues sont jolies, arborées et verdurées, les maisons sont photogéniques, le street art est très présent. La flânerie est agréable!

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Marcher permet d’apprivoiser les lieux. Et contre toute attente, j’arrive assez bien à me repérer dans la ville, ce qui est vraiment un big deal connaissant mon sens de l’orientation, mais surtout sachant qu’une rue du même nom peut facilement faire 10/15km de long ici. Une rue avec le même nom et une rue avec 2 fois le même numéro qui-plus-est! La subtilité réside dans le “est” ou “ouest” accolé à l’adresse. Si tu ne fais pas attention, tu peux facilement de retrouver à l’opposé d’où tu voulais aller. Une structure de ville américaine classique quoi 🙂

 

\Effluves indésirées
Montréal la verte aime aussi beaucoup la feuille verte. Je n’ai jamais autant senti la beuh qu’ici. Tu te promènes dans la rue et d’un coup ça sent le cannabis, qui entre parenthèses n’est pas du tout légalisé au Québec, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que la tolérance est grande! Fumer son pèt’ dans la rue est commun. Et à côté de ça on va te mettre une amende parce que tu as traversé en dehors des clous ou que tu as sorti ta poubelle un jour trop tôt…  paradox of life

 

\Job
J’ai répondu à une dizaine d’offres d’emploi. J’ai eu 2/3 entretiens téléphoniques. Un où j’étais trop qualifiée (!), un où le domaine ne m’intéressait pas du tout (pièces détachées automobiles). J’ai également été contactée 2/3 fois via LinkedIn.

En règle générale, les annonces affichent une date limite pour postuler, puis les recruteurs étudient les candidatures et convoquent pour entretien. On verra si j’ai des retours. Je me laisse encore 2 semaines/1 mois pour trouver un job qui me correspond, et si ça ne marche pas, je chercherai un boulot alimentaire à temps partiel, histoire de m’enrichir un peu.

Mais le nerf de la guerre, c’est le réseautage! Se rendre à des 5 à 7 (rien de sexuel là-dedans, ce sont des after work spécialement organisés pour faire des rencontres professionnelles, en général de 17h à 19h 😉 ), contacter des gens au poste similaire au tien sur LinkedIn, … Tout ce que j’aime! (ou pas). Il faut que je m’y mette.

Je réfléchis pas mal à la Résidence Permanente aussi. Pour faciliter les démarches d’obtention, il faudrait que je justifie d’un an d’expérience professionnelle québécoise à temps plein dans un emploi qualifié (ça peut être pour plusieurs entreprises mais il faut que ce soit le même intitulé de poste). Je garde donc ça à l’esprit dans mes recherches de job.

 

\Ressenti global
Et puis terminons ce long post avec mon feeling, ces premières impressions d’installation.
J’aime cette sensation d’être dans un pays et une culture qui ne sont pas miens. La découverte est quotidienne. Le truc le plus anodin du monde peut te surprendre. Le truc le plus con du monde peut te dérouter:
Lorsque j’étais encore à l’auberge de jeunesse, j’ai passé 40 min à essayer de comprendre pourquoi la casserole d’eau pour faire cuire mes pâtes ne voulait pas se mettre à chauffer. Je l’avais tourné pourtant ce bouton, et dans tous les sens en plus, voyant que rien ne se passait. Et ben en fait, il faut juste APPUYER tout en tournant le bouton de la plaque de cuisson et miracle elle se met à chauffer. Elles m’ont bien saoulée ces pâtes, j’avais faim (et trop honte pour demander à mes voisins pourquoi eux ils arrivaient à faire bouillir leur casserole, ahem).
Idem pour la douche, tu peux rester pantois face aux robinets, essayant diverses manipulations sans qu’eau ne coule. Ou fermer une porte à clé: c’est pas forcément le même sens.
J’ai peut-être un truc avec les boutons, va savoir… C’est pas eux le problème, c’est moi.
Ca, c’était pour la partie anecdote.

Au delà de ces petits détails qui finalement amusent plus qu’agacent, j’aime bien découvrir de nouveaux produits et de nouvelles marques au supermarché, ausculter mes pièces de monnaie à chaque paiement parce que je n’arrive pas à me souvenir de leur forme/valeur, apprendre à faire la queue pour prendre le bus, voir que les gens ont une vie après le boulot, découvrir des nouveaux mots et expressions (on en reparlera du français québécois!), … Et plein d’autres choses encore!

 

A tantôt!

 
 

Sometimes people say don’t burn your life away

But they don’t hear this song it’s just a holiday

From the go go go i say no no no

No worries here let’s all just sway

Top up your cup and just sing it all away

(merci Walk Off The Earth)


 
 

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